"La Proposition" : Sandra Bullock, terreur des mâles
di Isabelle Regnier Le Monde
Dans le rôle désormais standard de la carriériste castratrice célibataire, Margaret Tate en l'occurrence, directrice d'une maison d'édition : Sandra Bullock. Canadienne d'origine, elle exige de son assistant, Andrew Praxton, qu'il l'épouse sur le champ lorsqu'elle apprend qu'elle est menacée d'expulsion du territoire.
A partir de ce postulat de comédie romantique inversé - se marier avant de tomber amoureux -, La Proposition est un des films les plus réussis de Sandra Bullock.
Actrice principale et productrice du film, elle peut être considérée, plus que la réalisatrice, comme le véritable auteur du film. Des répliques qui claquent bien : "Je ne suis pas riche, mes parents le sont", dit le brave Andrew à son abominable patronne en arrivant dans sa maison familiale au fin fond de l'Alaska. "Il n'y a que les riches pour dire une chose comme ça !", rétorque sèchement pour elle-même Margaret.
Un bon rythme, une bonne mécanique de comédie : le genre n'est pas révolutionné, mais l'inversion du séquencier traditionnel, et des rôles sexuels, recèle de bons ressorts comiques, qui sont de surcroît bien exploités.
Da Le Monde, 23 settembre 2009